Installation, remplacement, entretien de chauffe-eau dans les Charentes

Un chauffe-eau se définit par sa capacité de stockage, par la puissance de sa résistance et par le mode de protection de sa cuve. Les appareils à accumulation chauffent un volume d'eau par avance, les appareils instantanés ne chauffent qu'au moment du puisage et demandent une puissance bien plus élevée. Le choix se fait sur le nombre de points de puisage, sur le volume soutiré en pointe et sur la place disponible.

étude des sols

chauffe-eau

La capacité d'un ballon se détermine par le nombre d'occupants et par les appareils desservis. Un logement d'une personne se satisfait de 75 à 100 litres, un couple de 100 à 150 litres, une famille de quatre personnes de 200 litres, et 250 à 300 litres deviennent nécessaires au-delà de cinq occupants ou en présence d'une baignoire de grand volume.

Le ballon électrique à accumulation équipe la majorité des logements. Le stockage permet de chauffer en heures creuses et de restituer l'eau chaude au moment du puisage, au prix d'un encombrement et de pertes thermiques permanentes par les parois de la cuve.

Chauffe-eau cumulus

Le cumulus se compose d'une cuve en acier émaillé, d'une résistance électrique et d'un thermostat à canne. Une résistance blindée plonge directement dans l'eau, une résistance stéatite se loge dans un fourreau étanche, ce qui l'isole du calcaire et autorise son remplacement sans vidange de la cuve.

Le format se choisit d'après l'emplacement. Le modèle vertical mural se pose jusqu'à 200 litres, le vertical sur socle au-delà, et le modèle horizontal se place en comble ou au-dessus d'une porte, avec une stratification moins favorable qui réduit de 10 à 15 pour cent le volume réellement disponible à bonne température.

La puissance de la résistance suit la capacité. Un ballon de 50 litres reçoit couramment 1 200 watts, un ballon de 100 à 150 litres 1 200 à 1 800 watts, un ballon de 200 litres 2 200 à 2 400 watts, un ballon de 300 litres 3 000 watts. Au-delà de 3 000 watts, l'alimentation passe en triphasé sur un circuit dédié.

Le fonctionnement par accumulation maintient la cuve à la température de consigne. Le puisage introduit de l'eau froide en partie basse par un tube plongeur, la couche chaude restant en partie haute, et la résistance se réenclenche quand la sonde du thermostat voit la température descendre sous le point de consigne.

Le temps de chauffe se calcule à partir du volume, de l'écart de température et de la puissance. Un ballon de 200 litres porté de 15 à 60 degrés absorbe environ 10,5 kilowattheures, soit 5 à 6 heures sous 2 000 watts, le double sous 1 000 watts.

Entretien d'un chauffe-eau

Un entretien tous les deux ans conserve le rendement du ballon et retarde la perforation de la cuve. Le tartre déposé sur la résistance et au fond de la cuve forme un isolant qui allonge les temps de chauffe, et une anode consommée laisse la corrosion attaquer l'émail aux points de faiblesse.

Résistance et anode de protection

Les opérations menées dépendent du type d'appareil, mais le contrôle de la résistance et de l'anode reste commun à tous les ballons à accumulation. Le groupe de sécurité, la liaison équipotentielle et le réglage du thermostat se vérifient dans le même passage.

La résistance occupe la partie basse de la cuve, derrière la platine de visite. Une eau dure dépose du carbonate de calcium sur le corps de chauffe ou sur le fourreau stéatite, couche qui élève la température de la résistance et accélère sa rupture, d'où un détartrage mécanique à l'occasion de chaque visite.

L'anode protège l'acier de la cuve par sacrifice électrochimique. Une anode de magnésium se consomme en 5 à 10 ans selon la dureté de l'eau et la température de consigne, et se remplace quand sa section est réduite de moitié. L'anode à courant imposé, alimentée électriquement, ne se consomme pas et demande seulement la vérification de son voyant de fonctionnement.

Déroulement d'un entretien de ballon

L'intervention débute par la coupure de l'alimentation électrique au disjoncteur et la fermeture du robinet d'arrêt amont. La vidange se fait par le groupe de sécurité, soupape en position vidange, après ouverture d'un robinet d'eau chaude qui casse le vide dans la cuve.

Un ballon vertical évacue par la vidange une partie des boues et du tartre accumulés au fond. Un ballon horizontal retient ces dépôts sur toute la génératrice basse et demande un passage à l'aspirateur d'eau après démontage de la platine.

Les appareils récents à anode à courant imposé réduisent les opérations à la vérification du groupe de sécurité et au contrôle du thermostat, le constructeur fixant la périodicité et les points à examiner dans sa notice.


Réduction de la consommation d'eau chaude

Le ballon se place au plus près des points de puisage les plus utilisés. Une antenne de 10 mètres en diamètre 16 retient environ 2 litres d'eau refroidie entre deux puisages, volume perdu à chaque ouverture de robinet et proportionnel au carré du diamètre du tube.

Le thermostat se règle entre 55 et 60 degrés. En dessous de 50 degrés, le risque de développement de légionelles dans le volume stocké augmente, au-delà de 60 degrés l'entartrage du ballon et des canalisations s'accélère nettement.

Un chauffe-eau instantané supprime le stockage et ses pertes, mais appelle une puissance élevée au moment du puisage, de 3 000 watts pour un lave-mains à plus de 20 kilowatts pour une douche, ce qui limite son emploi à un point isolé éloigné du ballon principal.

Un mitigeur thermostatique stabilise la température de sortie et supprime les tâtonnements au réglage, source de soutirage inutile. Un réducteur de débit sur la pomme de douche ramène 15 litres par minute à 8 ou 9 litres sans perte de confort ressentie.

Le contrat de fourniture d'électricité se choisit après examen du profil de consommation, l'option heures creuses n'ayant d'intérêt qu'avec un ballon de capacité suffisante pour couvrir la journée et un contacteur de jour-nuit en état de fonctionner.

Prix des chauffe-eau

Un ballon de 50 litres à résistance stéatite revient à environ 360 euros, fourniture seule. La capacité, la protection de cuve et le format expliquent les écarts entre les modèles.

Les ballons verticaux et horizontaux de grande série démarrent à 120 euros en 150 litres et atteignent 875 euros en 300 litres selon la gamme et la garantie de cuve.

Un ballon à résistance blindée se situe entre 250 et 450 euros pour une capacité de 50 à 200 litres. La puissance, le volume et le mode de pose font varier le prix.

Un chauffe-eau instantané sans réservoir coûte entre 180 et 250 euros pour un point de puisage unique, la puissance électrique et le débit admissible déterminant le modèle.

Un chauffe-eau thermodynamique s'achète à partir de 2 000 euros environ. Un modèle de 270 litres fournit l'équivalent de 400 à 500 litres d'eau à 40 degrés par cycle de chauffe complet.

Consommation d'un chauffe-eau

La production d'eau chaude sanitaire représente le deuxième poste de consommation d'un logement, derrière le chauffage des pièces. Un ballon électrique de 200 litres pour quatre personnes consomme de l'ordre de 2 000 à 2 500 kilowattheures par an, pertes de stockage comprises.

Les pertes de stockage se lisent sur l'étiquette de l'appareil, en watts permanents. Un ballon isolé par 50 millimètres de mousse polyuréthane perd de 1,5 à 2,5 kilowattheures par jour, davantage s'il est installé dans un local non chauffé, ce qui plaide pour une implantation en volume chauffé.

Un chauffe-eau thermodynamique ramène la consommation annuelle à 600 ou 900 kilowattheures pour le même service, et une installation solaire thermique couvre la moitié du besoin annuel avec un appoint pour les périodes peu ensoleillées.

Sélection de poseurs de chauffe-eau dans les Charentes

PRO CLIM 17 : Implantée à Aytré, PRO CLIM 17 installe et dépanne des équipements de climatisation, de froid et de chauffage. Pose de sanitaires, électricité et équipements liés aux énergies renouvelables complètent ses prestations.

ECO ATLANTIQUE : Établie à Surgères, ECO ATLANTIQUE exerce les travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation. Vente et pose de moyens de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire composent son activité.

ABC DU CHAUD ET FROID : Implantée à Ruelle-sur-Touvre, ABC DU CHAUD ET FROID couvre la plomberie, le chauffage, le sanitaire et la climatisation. Maintenance, chauffe-eau solaires et pompes à chaleur entrent dans ses prestations.

SMART ENERGIE : Implantée à Saint-Georges-du-Bois, SMART ENERGIE exerce les travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation. Vente, dépannage et maintenance de panneaux photovoltaïques et solaires figurent parmi ses prestations.

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